À Roland‑Garros, la victoire ne se résume pas à un score. Elle se matérialise dans un objet que les caméras effleurent à peine, mais que les joueurs rêvent de soulever depuis l’enfance : la Coupe des Mousquetaires et Suzanne Lenglen. Derrière ce trophée devenu symbole mondial, un nom traverse les siècles : Mellerio, le plus ancien joaillier du monde, fondé en 1515 et toujours installé rue de la Paix.
Alors que l’édition 2026 du tournoi s’est achevée il y a peu, l’histoire de cette coupe mérite d’être racontée.

Tout commence en 1981, lorsque Philippe Chatrier, alors président de la Fédération Française de Tennis, décide de redessiner le trophée du Simple Messieurs. Il lance un appel d’offres aux joailliers parisiens. Mellerio l’emporte avec une proposition qui allie puissance symbolique et élégance française : une large vasque ceinte d’une frise de feuilles de vigne, deux anses en forme d’ailes de cygne, et une silhouette pensée pour incarner l’héritage de Jacques Brugnon, Jean Borotra, Henri Cochet et René Lacoste, les quatre Mousquetaires dont le nom résonne encore sur la terre battue.

Si la Maison est aujourd’hui associée à la haute joaillerie, c’est pourtant l’orfèvrerie qui constitue son premier langage. La Coupe des Mousquetaires rappelle cette origine. Elle naît d’une simple feuille d’argent, transformée en un mois et plus de cent heures de travail. Dans l’atelier du 9 rue de la Paix, chaque artisan intervient comme un maillon d’une chaîne immuable : le tourneur‑repousseur façonne la silhouette, le fondeur crée les anses et la frise, le ciseleur affine chaque motif, l’orfèvre assemble, le polisseur révèle l’éclat du métal.
Le graveur, lui, attend la finale. Il inscrit un nom, une année, un moment T qui restera.

Cette maîtrise ne se limite pas au Simple Messieurs. Mellerio signe également les trophées du Double Messieurs (Jacques‑Brugnon), du Double Dames (Simonne‑Mathieu), du Double Mixte (Marcel‑Bernard), ainsi que la réplique de la Coupe Suzanne Lenglen, dont l’original repose au Musée national du Sport.

L’histoire de Mellerio est celle d’une famille qui, depuis plus de quinze générations, perpétue un savoir‑faire transmis comme un secret. Épées d’académiciens, Ballon d’Or, pièces royales, commandes d’État, la Maison a façonné des objets qui appartiennent à la mémoire collective. Aujourd’hui, sous la direction de Laure‑Isabelle Mellerio, architecte d’intérieur, historienne de l’art et gemmologue, l’atelier continue d’incarner une forme de discrétion et de rigueur qui résiste au temps.

À Roland‑Garros, la Coupe des Mousquetaires n’est pas un simple trophée. C’est un morceau d’histoire, un geste d’atelier, un héritage qui passe de main en main, de génération en génération.
Dans quelques mois, un nouveau nom viendra s’ajouter au socle.
Et derrière ce moment de gloire, il y aura toujours la même signature : Mellerio, cinq siècles d’art au service d’une victoire.

Collaboration presse officielle Fédération Française de Tennis

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Posted by:Demona Lauren

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